Chapitre 14, Foudroyé au premier regard, suite de ma fanfiction d'Autant en Emporte le Vent
Charleston, 20 février 1876, Siège de « La Mode Duncan », 26 South Battery, Charleston
Un an après…
Duncan était assis dans son bureau du premier étage au siège de « La Mode Duncan », au 26, South Battery.
Il attendait.
Il avait délaissé les cartons de croquis des nouvelles robes parsemant la longue table de drapier lui faisant office de bureau.
Une pile d’ébauches de tenues était étalée pour la préparation d’un événement qui lui tenait à cœur, la célébration officielle de sa maison de couture dans sa bonne ville de Charleston, au mois de mai prochain.
D’autres esquisses, posées sur le plateau en noyer avaient déjà été concrétisées en modèles uniques, attendant le prochain défilé dans quinze jours à New York. Les ébauches allaient regagner les autres planches à dessins sauvegardées à plat à l’intérieur d’une longue rangée de cartonniers en acajou massif, équipés de profonds tiroirs dont la façade de chacun n’excédait pas une petite dizaine de centimètres de hauteur. Ces cabinets de cartographie avaient été conçus pour que la pression d’une trop grande pile de documents n’endommageât pas chaque feuillet.
Sur le pan du mur à droite de sa table de travail, des panneaux permettaient d’accrocher temporairement les silhouettes dessinées par Duncan sur tous supports qu’il avait sous la main lorsqu’une idée surgissait. Parfois, il s’agissait d’une simple courbe, qui, pour le néophyte, ne ressemblait à rien, ou au mieux à une forme géométrique. Pour l’artiste Duncan, c’était l’expression du mouvement d’un vêtement qu’il envisageait de fabriquer après une coupe ou un froncement particulier. Un seul trait de crayon, et son esprit pratique estimait déjà les difficultés que sa couturière en chef, Blanche, devrait résoudre afin de capter les subtilités d’un drapé voulu par le génial créateur.
Sur le mur de gauche, d’autres croquis de robes s’apparentaient plus en qualité à de véritables lithographies aquarellées. La finesse du trait de plume, la perfection du détail, les pochoirs aux couleurs pastelles transformaient les dessins en véritables œuvres d’art, copies conformes des vêtements uniques exposés l’année précédente à Paris. (*1)
Dessins aquarellés de modèles réalisés dans les années 1860 par les créateurs Léon Sault (N°1 et N°2), Taubin (N°3), Jules Marre (N°4), au bénéfice de la Maison de Couture de Charles Frederick Worth - Source : Victoria and Albert Museum Department of Prints and Drawings and Department of Paintings Accessions 1957-1958 London: HMSO, 1964
Ils avaient été encadrés et soigneusement disposés de façon à ce qu’il n’y ait pas un centimètre d’écart de plus entre deux tableaux, en haut ou en bas.
Quelle dichotomie entre la précision maniaque de la disposition au cordeau des gravures avec le fouillis hétéroclite des projets de croquis leur faisant face, fixés à la va-vite avec de petites épingles, sans y prendre garde !
Duncan se fit la réflexion que ce contraste, étonnant pour celui qui pénétrait dans le bureau du couturier, était en fait profondément à son image : une maîtrise esthétique affichée avec rigueur par l’héritier Vayton, face à un foisonnement de pulsions créatrices d’un Duncan fougueux, agissant à l’instinct. Il avait si bien réussi à étouffer cet aspect passionné de sa personnalité qu’il ne transparaissait plus que par des bouffées créatrices, ou dans des détails non décryptés par son entourage, tels que ces feuilles de travail fixées anarchiquement.
Il était en avance. La personne qu’il attendait devait arriver dans quinze minutes. Le jeune Vayton avait reçu un télégramme du gérant de « La Mode Duncan » à Savannah, le prévenant qu’une femme d’affaires s’était montrée extatique face à sa collection de prêt à porter, et désirait s’entretenir avec lui pour la commercialiser à Atlanta.
Le premier réflexe du styliste avait été de refuser poliment de la rencontrer, en arguant, par courrier, d’une concurrence impossible entre deux magasins de la même marque en Georgie. Mais le gérant de Savannah avait lourdement insisté, tant il avait été « charmé par cette femme d’affaires » lui avait-il écrit. Duncan Vayton constata une nouvelle fois que ce brave vendeur n’avait rien compris à la stratégie d’expansion de son patron.
Néanmoins, avec une pointe de curiosité, le propriétaire de « La Mode Duncan » se laissa convaincre, et lui fixa rendez-vous pour le 20 février – ce jour-même. Les femmes dirigeant leur entreprise n’étaient pas légion. Elle méritait au moins qu’il la reçoive pour lui recommander les noms de couturiers plus accessibles à une large clientèle, afin qu’elle reparte satisfaite de sa visite.
« Dans une heure, j’ai rendez-vous avec John au Gentlemen’s Club Haven. La conversation avec la Georgienne ne devrait pas être longue.»
Il était presque l’heure. Il descendit l’escalier et rejoint la plus belle salle d’exposition entourée par la piazza.
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De la piazza, vue sur le port de la Battery et l'océan - En réalité, piazza de la Palmer House (la Magnolias Mansion de Duncan, située au 5 East Battery, Charleston, Caroline du Sud. source jljbacktoclassic com
En sortant sur la galerie par une des portes fenêtres pour respirer l’air frais, il se félicita une nouvelle fois que son père ait eu l’idée d’acheter et restaurer ce palace. Ses yeux se perdirent dans la contemplation du rivage. Quelle quiétude ! C’était une belle journée ensoleillée pour un mois de février. L’intensité lumineuse l’éblouissait.
Il entendit la cloche d’entrée sonner, la porte s’ouvrir, la voix de sa première vendeuse accueillir la nouvelle arrivante et la débarrasser de son manteau et de son chapeau.
Il se retourna au bruit d’un bruissement de soie, et entra à nouveau dans la pièce.
Il était encore aveuglé d’avoir trop fixé la luminosité de l’horizon. Ses yeux devaient se réajuster à la pénombre.
Il se tourna vers la personne qui venait de pénétrer dans le salon. Il cligna des paupières pour mieux voir mais, ébloui par le soleil, il ne discerna qu’une forme à contre-jour.
Un rayon de lumière scintillait derrière elle et faisait virevolter des milliers de petites particules de poussière, dansant autour de la silhouette et l’enveloppant comme un halo.
Cela lui fit penser à un fantôme surgi de nulle part, une apparition. Oui, c’était une apparition qui le regardait.
Pendant quelques secondes qui lui parurent figées dans le temps, Il ne distingua que des courbes, ses hanches, la courbe voluptueuse de ses hanches remontant sinueusement vers une taille fine. Son regard d’esthète continua sa pérégrination vers le renflement de sa gorge moulurée sous son corset. Un foulard en mousseline verte cachait la naissance de son cou.
Ses yeux remontèrent lentement jusqu’à la tête de l’apparition. Entre-temps, le rai de lumière avait changé de direction, et éclairait maintenant son visage. Comme sous l’effet d’une chandelle qu’on avait posé sciemment devant elle pour mieux la contempler.
Il découvrit deux petites fossettes encadrant une bouche pulpeuse. Puis il eut l’impression de se noyer à nouveau dans l’océan qu’il venait à peine de quitter du regard depuis la piazza. Mais cette fois-ci, c’était une étendue de mer calme, un lac dont le feuillage se reflétait dans l’eau, et des iris de jade qui l’aspiraient vers un abîme vert.
Duncan essaya de fixer plus clairement sa visiteuse mais l’effet d’éblouissement persistait. Un aveuglement perturbant. Un trouble depuis longtemps oublié, si déconcertant qu’il le rendit muet quelques instants.
Scarlett prit conscience de ce moment de flottement étonnant. Elle en profita pour admirer l’homme qui lui faisait face. Indéniablement séduisant ! Quels yeux, d’un bleu intense ! Et cette chevelure blonde qui lui en rappela une autre d’il y a longtemps, si longtemps… Un corps élancé, une belle prestance…
La séductrice Scarlett apprécia le « spectacle ». Avec délectation, elle se fit cette réflexion : Il y a longtemps que je n’ai pas fait la connaissance d’un homme aussi séduisant.
Elle sentit un petit pincement au cœur à ce moment-là, car surgit de son cerveau la fulgurance d’une silhouette musclée la déshabillant du regard en bas d’un escalier.
Duncan reprit enfin ses esprits. Il fit quelques pas vers elle, comme attiré par un aimant. Elle aussi avait bougé. Deux hanches s’avançaient sensuellement dans sa direction. Ils n’étaient plus qu’à deux pas l’un de l’autre. C’est là qu’il sentit les effluves de son parfum envoûtant. Il ne put s’empêcher de humer l’air pour que son corps s’en empreigne.
Il fit un petit mouvement de tête pour la saluer.
Duncan, d’ordinaire si à l’aise en société, restait muet. Paralysé.
Il entendit « Je suis très heureuse de faire votre connaissance, Monsieur Vayton. Je suis Scarlett O’Hara. »
Un accent traînant – troublant…
Il fit un effort pour se reprendre.
«Je suis enchanté de vous rencontrer, Madame O’Hara. Je suis Duncan Vayton, propriétaire de la marque La Mode Duncan. »
Le gentleman de Charleston se pencha légèrement pour saisir les doigts gantés de la visiteuse et les effleura d’un baisemain léger. A travers la dentelle fine, sa main était chaude. Une chaleur qui l’irradia. Ses narines se dilatèrent instinctivement pour mieux capter l’essence de sa peau.
Puis il redressa la tête et il fut happé par deux prairies vertes qui l’immobilisèrent.
Enfin, il retrouva sa voix.
« Bienvenue à la Mode Duncan, Madame O’Hara ! Je vous en prie, prenez place.»
Le maître des lieux lui désigna une confortable bergère. Lui choisit un siège plus ferme pour lui faire face.
Il y eut un silence particulier. Pas longtemps, quelques secondes. Mais ce fut assez troublant pour que Scarlett en soit étonnée.
Avec son plus beau sourire dégageant ses fossettes, elle prit alors l’initiative de continuer à parler. «Je tenais vraiment à vous rencontrer car j’ai été captivée par la collection que vous avez créée à Savannah. »
De sa voix habituée à charmer, elle continua : «Vos robes sont éblouissantes. Je vous avoue n’avoir jamais rien vu d’aussi flamboyant.»
Duncan avala sa salive. Il pensa : Moi non plus…
En osant enfin regarder la jeune femme dans les yeux, il retrouva son assurance d’homme habitué à séduire son entourage.
Scarlett remarqua sa moustache blonde qui tressaillait au-dessus de dents bien blanches.
« Je suis honoré que ma ligne de vêtements vous ait plu. Mon assistant à Savannah m’a dit que vous envisagiez d’ouvrir un magasin de vêtements féminins à Atlanta ?»
Scarlett se retrouva en terrain connu, les affaires ! Avec assurance, elle se lança à décrire son projet : « En effet, je suis propriétaire de plusieurs entreprises à Atlanta qui sont florissantes. Mais j’ai envie maintenant de me lancer dans une nouvelle aventure plus stimulante. Et quoi de plus agréable pour une dame que d’être entourée des robes les plus sophistiquées qu’il m’ait été tenu de voir. Si je suis tombée sous leur charme, je pense que les habitantes fortunées d’Atlanta seront également séduites par la rareté de ces tenues.»
En écoutant son interlocutrice, le couturier Haute Couture, habitué à imposer sa volonté aux têtes couronnées, fut déstabilisé.
Il avait prévu de lui expliquer poliment que son projet ne correspondait pas à la politique d’expansion de « La Mode Duncan, pour ensuite mettre fin rapidement à leur échange.
Or voilà qu’il se sentait étrangement captif, craignant de voir disparaître les fossettes soulignant le sourire de la belle Georgienne, si d’aventure il venait à rejeter sa demande.
L’interruption polie de la première vendeuse sur le pas de la porte, qui venait apporter un plateau de boissons et petits fours, lui permit de réfléchir quelques minutes à une stratégie.
L’employée avenante déposa le plateau sur le guéridon, dressa les mignardises sur les assiettes à dessert, disposa les verres et s’enquit de ce que préféraient les deux personnes assises. Comme Duncan, Scarlett opta pour une tasse de café. Elle avait besoin d’énergie pour mener à bien la discussion et lutter contre un trouble qui commençait à parasiter l’entretien d’affaires.
Au passage, elle nota discrètement le sourire placardé sur le visage de son hôte pendant qu’il fixait, avec la plus grande concentration, les gestes de son employée faisant le service.
Scarlett et Duncan savourèrent leur boisson en silence.
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Une torpeur sembla écraser la jeune femme. Ses pensées s’entrechoquèrent : la chaleur des rayons de soleil à travers les larges baies vitrées, la fatigue du voyage en train, son héritage providentiel, le jeu des ombres et de lumières s’attardant sur les boucles blondes du jeune couturier… Et les révélations meurtrières de ses tantes….
Des révélations qu’elle était à mille lieues d’envisager lorsqu’elle arriva chez les sœurs de sa mère, la veille.
Elles s’étaient vues il y a seulement quinze jours de cela, à l’enterrement du grand-père Robillard. Depuis cette cérémonie funeste, ses tantes avait adopté le noir intégral dans leurs tenues déjà si monocordes d’ordinaire. Quant à Scarlett, elle était hors de question qu’elle se transformât en corbeau de jais pendant des mois.
La veille, l’accueil des tantes Robillard fut égal à celui qu’elles lui réservaient d’ordinaire, mi-figue, mi-raisin. Le fait qu’elles ne dépendaient plus de Scarlett pour leur indemnité mensuelle, puisque leur père avait prévu une pension avant de mourir, ne les rendirent pas plus aimables avec leur nièce. D’autant plus que celle-ci était maintenant tachée du nom infamant de « femme divorcée » ! Habituée à leur roublardise, Scarlett n’y prêta pas attention.
Jusqu’à ce qu’elles abordent leurs visites régulières chez leur grande amie Eleonor Butler.
Scarlett se redressa, dans l’attente de l’inévitable. Qui arriva.
« J’ai trouvé notre amie un peu fatiguée la dernière fois que nous sommes allées la voir. Qu’en penses-tu Eulalie ?»
Sa sœur opina de la tête : « Tu as raison, mais c’est compréhensible. Ces derniers temps, il y a de nombreuses invitations chez les Butler. Leur fille Rosemary est de plus en plus sociable. Et ton ancien époux aussi, d’ailleurs.» Sur ce, Eulalie fixa sa nièce, heureuse de son petit effet.
Scarlett n’était pas prête à leur offrir le plaisir de les questionner. Elle sentit le regard de ses tantes qui guettaient la moindre de ses réactions. Elle attendit.
N’en pouvant plus, Eulalie lança sa petite bombe : « Eleonor m’a laissé entendre qu’elle pourrait prochainement avoir une nouvelle belle-fille. Cela ne nous a pas étonnées, n’est-ce pas, Pauline ? Nous avons croisé chez eux, plusieurs fois, une toute jeune fille ravissante. Quel est son nom, au fait ? Ah oui, je m’en rappelle. Roselyne Tucker ! Une excellente vieille famille de Charleston. A chaque fois, nous avons constaté que ton ancien mari l’entourait d’attentions. »
Scarlett ne bougea pas d’un sourcil. Une sueur glacée parcourut son échine. Elle frissonna.
La moins vindicative Pauline ressentit une pointe de scrupule : il était trop facile de toujours accabler sa nièce. Voulant lui témoigner une once de compréhension, elle lui dit d’un air offusqué qui se voulait complice : «Je te comprends de ne plus avoir supporté sa présence. Cet homme est un goujat ! Il s’apprête à entraîner cette gentille Tucker, qui est deux fois plus jeune que lui, dans les affres d’un mariage où il lui manquera de respect, comme il l’a fait avec toi. En y réfléchissant bien, je suis heureuse qu’il ne soit plus lié en rien à la famille Robillard !»
Le coup était porté. Brutal. Elle serra les dents. Comme il m’a facilement remplacée !
Puis une rage salvatrice la submergea.
Plus de Rhett Butler dans ma vie ! Il a suffisamment déversé son venin sur moi. Eh bien, qu’il s’amuse avec une demoiselle qui va ridiculiser le vieux beau qu’il est devenu !
D’un revers de la main, Scarlett O’Hara Robillard toisa fièrement ses tantes. Son ton était lourd de mépris : « Que m’importe cet homme. Grand bien lui fasse ! » Puis, se radoucissant : « N’en parlons plus, voulez-vous ? » Le sujet était clos.
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Un raclement de gorge discret ramena Scarlett à la réalité de sa présence chez le couturier Duncan Vayton.
Celui-ci la regardait maintenant avec un sourire charmeur.
« Madame O’Hara, me permettez-vous de vous expliquer ce qu’est réellement ma maison de couture ? »
Sa voix chaude semblait la caresser. Scarlett se dit que, décidément, l’homme était attrayant.
« Mon style a l’ambition d’allier deux univers opposés, la pétillante mode parisienne avec un zeste de tradition du Vieux Sud. C’est ce mariage qui est pour moi la signature de la Haute Couture Vayton. Lorsque j’ai créé La Mode Duncan à mon retour de France l’année dernière, J’ai ambitionné d’être le meilleur dans mon pays, l’Amérique, comme Frederick Worth l’est en France, pour une clientèle élitiste et très fortunée. Pour réaliser cet objectif, ma stratégie commerciale est le luxe exposé avec parcimonie, la rareté devant générer l’envie. »
Puis il ajouta, en plongeant ses yeux bleus dans ceux de Scarlett : « Je dois vous paraître un peu trop conquérant ! »
La jeune belle d’Atlanta lui réchauffa le cœur en lui répondant : « Au contraire ! J’admire l’ambition. Racontez-moi comment vous y êtes arrivé. Votre récit est fascinant. »
Encouragé, Duncan continua de narrer l’épopée de sa maison de couture – en s’interrogeant intérieurement sur son déploiement d’énergie à tant vouloir impressionner sa jolie visiteuse.
« Il m’aura fallu moins d’un an pour installer ma marque sur le marché américain, à sa juste place, au sommet. Quand j’étais à Paris, le propriétaire du célèbre Iron Palace de New York m’avait écrit, souhaitant afficher mes créations exclusives en attraction centrale de son exposition annuelle de la couture.»
Scarlett haussa les sourcils. « Parlez-vous du célèbre Alexander Stewart ? J’ai lu qu’il a créé un paradis de la consommation pour les dames, et qu’il est à la tête de plus de deux-mille employés. (*2) Elle ajouta en se moquant d’elle-même : « Du haut de mon petit magasin Kennedy, j’avoue que son ascension m’a fait rêver ! »
L'Iron Palace de Alexander Stewart, à New York - Broadway, de la Chambers St., vers le nord, vers 1850. Source : Lithograph. Eno Collection, Miriam and Ira D. Wallach Division of Art, Prints and Photographs, The New York Public Library
Duncan hocha la tête. « Oui, nous sommes amis. » L’homme d’affaires eut un petit air gêné. Il ne voulait pas lui paraître présomptueux. Mais cela ne lui déplaisait pas d’afficher sa puissance. « Disons que Vayton & Son Limited fait partie des quelques plus importantes entreprises américaines, et que Alexander Steward voulait depuis longtemps devenir notre partenaire. »
Scarlett ne fit aucun commentaire. Ses yeux s’agrandirent de surprise.
«J’ai trouvé dans l’Iron Palace l’accroche centrale de ma maison de couture, car la cible de Stewart est la haute bourgeoisie new-yorkaise. Il a été le premier à consacrer un étage aux fourrures de luxe. Il est le plus gros importateur de vêtements français et anglais. Alors, j’ai saisi son offre, et six de mes modèles uniques ont défilé à l’exposition de printemps dernier.»
Il continuait, heureux de pouvoir partager son succès avec cette jeune femme qui l’avait ébloui au premier regard. « L’opération fut une réussite. L’alliance du « chic » français et de l’élégance du Grand Sud a charmé les yeux de toutes les dames. La plupart, bien sûr, ne pourront jamais s’offrir une de mes parures. Mais c’est ainsi que se construit le rêve. La clientèle que je visais, les plus riches, ont été aimantées par l’assurance qu’il leur serait possible d’acheter un modèle unique exclusivement conçu et taillé pour elles. Cette exposition a marqué le début de mon succès dans notre pays. Je vous raconterai plus tard, si vous le souhaitez, comment j’ai définitivement assis ma réputation dans la haute couture. »
Duncan lui adressa un regard triomphant. Attendant une appréciation. Qu’elle lui rendit en creusant un peu plus ses fossettes. Duncan Vayton se sentait pousser des ailes.
Je n’ai jamais rencontré un homme aussi fascinant ! pensait-elle. Et puis, comme à regret, Si. Bien sûr !. Rhett…. Scarlett sentit une douleur la traverser. Au cœur. Courir dans ses veines.
Elle regarda le bel homme devant elle dont les yeux brillaient. Il vient de m’affirmer qu’il me « raconterai plus tard ». Ce qui signifie que nous allons nous revoir… Elle soupira de contentement à cette perspective.
Elle retrouva son instinct de belle du Sud à la conquête de compliments et battit des paupières : «Comme Atlanta doit vous paraître suranné ! Face à votre clientèle cosmopolite, je me sens horriblement provinciale. »
Duncan Vayton tomba dans le piège, à l’instar de ses anciens beaux du Comté de Clayton. Scarlett fut revigorée par son petit effet.
L’homme devant elle l’enveloppa d’un regard appréciateur. « Surtout, n’en croyez rien. Aucune de ces New-Yorkaises ne pourraient égaler votre élégance. Si jamais vous décidiez de faire une visite au « Ladies Mile » de New York, je serais heureux d’être votre guide car l’Iron Palace est gigantesque. Il est reconnaissable de loin avec une façade extérieure en fonte sur six étages, et un plafond de verre en forme de dôme. A l’intérieur, vous serez époustouflée par le gigantisme de l’endroit. Des colonnes corinthiennes en fer créaient naturellement des séparations entre deux rayons et ajoutent encore à la grandeur du vaste espace de vente. Imaginez-vous l’ensemble éclairé par la lumière naturelle du dôme, et les lustres en bronze et globes en cristal, illuminant les fresques murales et les innombrables vitrines d’exposition en verre. (*3) Je suis certain que, en tant que femme d’affaires, vous serez enchantée par ce paradis de la consommation.»
Intérieur de l'Iron Palace, vers 1880 (source Collection of The New-York Historical Society, Bella C. Landauer Collection. Source https://visualizingnyc.org)
Duncan ne s’arrêtait plus de parler. « Les dames ont le plaisir de devenir actrice de leur propre défilé de mode en s’admirant sous différents angles dans les miroirs grandeur nature du deuxième étage. Et, devrais-je vous l’avouer – il baissa la voix et son regard se fit plus lourd - le génial Stewart a pensé à tout pour plaire à sa cible féminine : des jeunes et séduisants employés masculins ont été sélectionnés pour servir la cliente… » (*3)
Scarlett éclata de rire à cette confidence. Une cascade de gloussements juvéniles qui traversa la poitrine de Duncan en ondes brûlantes. Il se sentit déstabilisé par l’émotion que cette inconnue provoquait subitement en lui.
Scarlett, elle, était impressionnée. Quel personnage ! pensa-t-elle.
« Monsieur Vayton, vous êtes un véritable artiste qui ne créé que pour les plus grands. Mais alors, pourquoi ce magasin à Savannah ? »
Duncan réfléchit quelques instants avant de répondre. «Ce que vous avez vu à Savannah est en réalité une vitrine d’observation. Lors de mon retour de Paris, j’ai ressenti le besoin de percevoir l’accueil de mes vêtements exclusifs par les dames américaines, tellement différentes des Parisiennes. J’ai choisi Savannah, tout simplement parce que Vayton & Son Limited possède ce bel immeuble antebellum entièrement rénové dans le Sud profond, mais l’endroit n’est qu’anecdotique pour moi. »
Scarlett hocha la tête. « En effet, le bâtiment a beaucoup de charme. Mais si je comprends bien votre démarche, vous n’avez pas l’intention de reproduire en grand nombre les robes que j’ai pu admirer là-bas ? »
« En effet, j’avais créé cette ligne d’habillement à titre expérimental en arrivant à Charleston. Mais très vite, j’ai réalisé que je voulais garder mon cap, celui de la Haute Couture. Je n’ai eu aucun désir de vendre des habits prêt-à-porter, - même si leur fabrication, leur style et leur qualité sont remarquables, comme les modèles que vous avez aimés. »
Une évidence s’imposa à elle : Il n’a aucun intérêt à entrer en affaires avec moi.
Scarlett commença à réaliser que ce périple à Charleston ne lui avait servi à rien. Elle fronça les sourcils. Son esprit pragmatique lui fit analyser la situation à voix haute. « Bien, je comprends alors que vous ne soyez pas intéressé pour me vendre vos modèles. Il va falloir que je trouve un autre fournisseur pour constituer mon stock. » Elle fit une petite moue.
Moue adorable, admira Duncan.
Il perçut immédiatement sa contrariété. Ils étaient arrivés au point crucial de la conversation planifiée préalablement, celui où il allait lui donner le nom des fournisseurs qui pourraient l’intéresser. Et ensuite, elle s’en irait.
Une angoisse inattendue l’étreint à cette pensée. D’une voix moins assurée qu’à son habitude, il suggéra : «Peut-être pourrions-nous trouver une solution intermédiaire ? Je vous propose de mettre à votre disposition les articles que j’avais créés pour cette ligne expérimentale. Il doit y avoir une vingtaine de robes rangées dans nos ateliers. Elles constitueront votre ligne d’appel pour attirer les clientes fortunées d’Atlanta et des environs. Même si leurs prix sont hors de leur portée, elles n’auront qu’une envie, acheter vos autres beaux vêtements féminins à prix plus raisonnables. »
Le sourire de Scarlett réapparut magiquement. Mais surgit la question centrale. Le prix ! Etait-elle prête à dépenser une petite fortune pour ne se constituer qu’une petite partie de son stock ?
« Je vous suis profondément reconnaissante de cette offre, Monsieur Duncan. La formule serait parfaite. Mais, j’avoue avoir une crainte, celle de ne pas être en mesure d’acheter toute votre merveilleuse collection. J’avais prévu un budget conséquent pour l’achat du stock mais, en considérant la rareté de vos créations, j’ai bien peur que leur prix atteigne le plafond provisionné pour la totalité des marchandises. » Elle fit une petite moue de dépit. Tout cela contrariait ses plans.
Sans y réfléchir à deux fois, le couturier lui fit alors une proposition qu’elle ne pouvait pas rejeter : « Gardez vos fonds pour les autres fournisseurs. Je vous propose, moi, de mettre mes robes en dépôt dans votre magasin. Mon comptable va dresser le contrat, puis elles seront expédiées à votre adresse. Lorsqu’une pièce sera vendue, à ce moment-là seulement, vous réglerez son prix d’achat à La Mode Duncan.» Puis, avec un charmant sourire, il ajouta : « Que pensez-vous de mon offre ? »
Scarlett était aux anges ! Quelle opportunité formidable de lancer avec gloire son nouveau magasin ! Mais un nouveau problème surgissait, celui de trouver maintenant une autre source de couturiers.
« Je ne sais comment vous remercier. N’ayez aucune crainte. Je mets un point d’honneur à tenir mes engagements. » Puis elle s’arrêta, car une autre de ses promesses lui revint en mémoire : l’argent pour acheter sa scierie… Comme elle était fière de l’avoir remboursé rubis sur ongle dans les délais !
« Monsieur Duncan, pourriez-vous m’indiquer le nom des fournisseurs que je pourrais contacter ? J’aimerais vendre, non seulement des habits déjà cousus, mais également un échantillonnage de tissus de qualité ainsi qu’un rayon mercerie. Je préférerais qu’ils soient situés dans le Sud. Je n’ai aucune envie de faire profiter les Yankees de mon argent ». Scarlett avait retrouvé son air de défi.
L’ancien héros de guerre eut un large sourire. «Rassurez-vous, les professionnels auxquels je pense sont installés ici, en Caroline du Sud. »
« Oh ! Très bien. Je leur écrirai pour prendre rendez-vous. Eh bien, Monsieur Duncan…»
Elle se redressa et s’apprêtait à se lever.
Le cœur de Duncan s’emballa. Elle allait partir.
Impulsivement, il lui proposa, d’un ton rauque : « Madame O’Hara, demain, si votre emploi du temps le permet, je pourrais vous présenter moi-même à ces fabricants textiles et vous faire visiter ma filature. C’est à une dizaine de miles d’ici. Je pourrais venir vous chercher à votre hôtel et nous partirions, disons, à 9 heures ? J’aimerais également vous faire visiter mes ateliers. »
Scarlett en resta bouche-bée quelques instants. Tout devenait si facile brusquement ! Elle n’avait plus qu’à se laisser guider. »
« Monsieur Vayton, je ne sais comment vous remercier. J’accepte votre proposition avec plaisir. Je vais prendre congé. Mes tantes m’attendent. C’est chez elles que je réside. La maison Robillard est dans la rue parallèle à celle-ci. »
« Robillard », ce nom lui sembla familier. Il saisit la main gantée qu’elle lui présenta pour le saluer. A nouveau il huma son parfum. Il frôla son gant de soie de ses moustaches. En se relevant, ses yeux bleus se noyèrent dans les prunelles de jade :
« C’est parfait, je viendrai vous chercher. Oh ! Et puisque nous sommes en affaires maintenant, je vous en prie, appelez-moi Duncan ! »
Les yeux de Scarlett riaient. « Dans ce cas, appelez-moi Scarlett, je vous en prie. A demain Duncan ! »
La première vendeuse l’aida à mettre son manteau. Il la raccompagna à la porte et elle s’éloigna. Il ne bougea que lorsque la fine silhouette disparut au coin de la rue.
Les battements de son cœur étaient désordonnés. Comme était le cerveau de Duncan Vayton.
Il n’avait plus qu’une hâte, celle d’être à demain.
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Auteur : Arlette Dambron.
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Album de croquis de modèles, ayant appartenu à Charles Frederick Worth, dessinés à la plume et aquarellés - Source Victoria and Albert Museum Department of Prints and Drawings and Department of Paintings
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Notes sur le chapitre 14 :
(*1) Croquis aquarellés de mode, de Charles Frederick Worth. Réalisés au milieu des années 1860. Certains dessinés par lui-même, et figurant dans un album de modèles conservé au Victoria and Albert Museum Department. source Victoria and Albert Museum Department of Prints and Drawings and Department of Paintings, https://collections.vam.ac.uk/item/O1105393/fashion-design-book-charles-frederick-worth/
D’autres modèles ont été conçus par d’autres couturiers, pour être destinés à la Maison de Couture Worth, à la même époque. Victoria and Albert Museum Department of Prints and Drawings and Department of Paintings Accessions 1957-1958 London: HMSO, 1964
(*2) Homme d’affaire Alexander Turney Stewart (12 octobre 1803 – 10 avril 1876), originaire d‘Irlande, devint multi-millionnaire grâce à ses magasins de vente.
Alexander Stewart, créateur du « marble palace », à New York, department store combinant commerce de détail et commerce en gros. Ouverture de l’Iron Palace en 1862, immense structure couvrant un bloc, de la Ninth Street jusqu’à Tenth Street et Astor Place. Plus de 19 rayons à sa création incluant les vêtements, tapis, jouets, etc.. et 2000 salariés., en 1877, 30 rayons.
(*3) Reportage d’une journaliste sur l’Iron Palace : 1863, Alice B. Haven provided Godey’s readers - a tour of the Iron Palace’s interior – source https://visualizingnyc.org/essays/palaces-of-consumption-a-t-stewart-and-the-dry-goods-emporium/
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Sissi l'Impératrice d'Autriche, habillée par Worth, 1865 - (Franz Xaver Winterhalter, source Wikimedia) Note : bientôt, dans le chapitre 16, Rhett réapparait... *** Charleston, 21 février 1876...
https://alarecherchedutempsperdu.over-blog.com/2021/05/chapitre-15.fievres-acheteuses.html
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Commentaires des lecteurs sur mon roman "The Boutique Robillard" sur fanfiction.net et archiveonourown.org - Chapitre 14 :
Invité, chapitre 14 . 7 mai : Je me demande ce que Rebecca et Rhett pensent de la relation de surenchère de Scarlett et Duncan. Rhett poursuit-il vraiment Mlle Tucker ? Elle a la moitié de son âge.
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Invité, chapitre 14 . 4 mai : Ils se sont enfin rencontrés ! J'ai hâte de lire le prochain chapitre ! J'aimerais voir la réaction de Rhett à Scarlett.
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Gag. chapitre 14 . 4 mai : Le chapitre était magnifiquement écrit
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Al. chapitre 14. 03 mai 2021 : Oh, quel plaisir ! J'ai hâte que Rhett découvre l'attraction naissante entre Scarlett et Duncan.
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Tru. chapitre 14 . 03 mai 2021 : La rencontre tant attendue entre Scarlett et Duncan a dépassé mes espérances !
Il s'est clairement entiché d'elle. Scarlett a un excellent sens des affaires. Beau chapitre.
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Fais. chapter 14 . 03 mai 2021 : Eh bien, quel coup de foudre! Duncan n'avait aucune chance, en vérité, mais elle n'a même pas eu à sortir l'artillerie lourde. Et il lui plaît, bien sûr, bien que Rhett soit toujours dans ses pensées. Nul doute qu'elle va lui faire vivre un joyeux enfer Cette rencontre ne m'a pas déçue! Rhett ferait mieux de se méfier et de ne pas trop tarder à remettre ses idées en place...
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mi chapitre 14 . 3 mai 2021 : Oh mon Scarlett a un rendez-vous :). J'ai hâte de voir ce que vous avez d'autre en magasin !
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Guest Chapitre 14 . 3 mai 2021 : Merveilleux. Très astucieux de votre part d'utiliser les tantes de Scarlett pour semer les graines des ragots pour Scarlett et Rhett, et comme toujours, les deux sont tombés dans le panneau sans poser de questions. Bien sûr, les fouineurs n'ont pas remarqué qu'il n'a pas été vu avec Roseline Tucker, ni avec personne d'autre, depuis près d'un an ! Bien qu'étant Rhett, je doute qu'il ait fait vœu de célibat, même si j'aimerais qu'il le fasse.
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Tai. chapitre 14 . 3 mai 2021 : Ça valait tellement la peine d'attendre cette rencontre ! Pour voir la première interaction entre Ducan et Scarlett, je suis impatiente de lire la suite.
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Sca. chapitre 14 . 2 mai 2021 : Merveilleusement écrit avec l'équilibre parfait entre les présages et l'action pour me donner envie d'en avoir plus, plus, plus !
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Sul. Chapitre 14 02 Mai 2021 : N'est-ce pas également rendu populaire dans les histoires de Barbara Taylor Bradford ; il existe quelques films à ce sujet, je crois ?
J'aime bien ce chapitre, c'est naturel, Scarlett et Duncan sont attirés l'un par l'autre, ils partagent des idées similaires et même des rêves et des expériences d'enfance.
Et ils correspondent à l'idéal de beauté de l'autre, d'ailleurs, non seulement en termes d'apparence mais aussi de manières.
Encore une fois, vous avez fait de bonnes recherches !
Moi aussi, j'ai reconnu deux petites erreurs, d'abord tu as fait de Scarlett Mme OHara, puis tu as changé pour Mademoiselle , et, en parlant de Scarlett, tu as utilisé *son* au lieu de *sa*, mais cela ne perturberait pas le plaisir de lire. Je dois admettre que je voulais peut-être seulement prouver que je lisais votre histoire avec attention ;-)
Réponse BlancheScarlett sur le chapitre 14 02 Mai 2021: Bonjour, Merci ! Je vais t'engager comme mon correcteur en chef ! J'ai changé le Mrs en Mrs, et bien sûr, tu as raison : il est impossible que Duncan ait eu "former beaux", donc "her former beaux" est mieux, ha ha ! Pour être honnête, je n'ai jamais lu un seul livre de Barbara Taylor Bradford. Pourquoi parlez-vous d'elle ? Mais bien sûr, mon histoire pourrait devenir un film ;-)
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Sul. Chapitre 14 02 Mai 2021 : Les livres et les films racontent l'histoire d'une femme née dans les Yorkshire Dales au sein d'une famille pauvre et qui devient une femme d'affaires extrêmement prospère.
Réponse BlancheScarlett chapitre 14 02 Mai 2021 Eh bien, à propos de ce type d'histoires, il existait aussi en France, dans les années 1930 surtout. Scarlett n'est pas née pauvre, et elle est loin d'être un personnage faible. Je n'aime pas les fanfictions qui transforment Scarlett en une dame parfaite et faible qui s'accrocherait désespérément à un prince charmant. Duncan aura du mal - tout comme Rhett, bien sûr. .
ooooOOoooo
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