Chansons hommage à la Grande Guerre, Louise de Gérard Berliner, Le Soldat, de Florent Pagny, Verdun, de Michel Sardou
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Paroles de Frank Thomas, musique de Gérard Berliner.
Poignante chanson ! Cette "Louise" de Gérard Berliner, vieille et effacée, cachait les premiers émois d'une jeune fille qui perdit son amoureux pendant la guerre 14/18.
Louise est un symbole, notre ancêtre et notre grand-mère à tous, Français, la fiancée des valeureux Poilus de la Grande Guerre.
"Mais qui a soulagé sa peine,
Porté son bois, porté les seaux,
Offert une échappe de laine
Le jour de la foire aux chevaux.
Et qui a pris soin de son âme
Et l'a bercée dedans son lit,
Et qui l'a traitée comme une femme
Au moins une fois dans sa vie.
Le bois que portait Louise
C'est le Bon Dieu qui le portait.
Le froid dont souffrait Louise
C'est le Bon Dieu qui le souffrait.
Ce n'était qu'un homme des équipes
Du chantier des chemins de fer,
À l'heure laissée aux domestiques
Elle le rejoignait près des barrières.
Me voudras-tu, moi qui sait coudre,
Signer mon nom et puis compter ?
L'homme, à sa taille, sur la route
Passait son bras, la promenait.
Et l'amour qui tenait Louise
C'est le Bon Dieu qui le tenait.
Le regard bleu sur Louise
C'est le Bon Dieu qui l'éclairait.
Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées.
Et l'on racontait leurs batailles
Dans le salon après le thé.
Les lettres qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui les portait.
La guerre qui séparait Louise
C'est le Bon Dieu qui la voyait.
Un soir d'hiver sous la charpente
Dans son lit cage elle a tué
L'amour tout au fond de son ventre
Par une aiguille à tricoter.
Si je vous garde, Louise, en place
C'est en cuisine, pas devant moi !
Ma fille, priez très fort pour que s'efface
Ce que le curé m'a appris là...
Et la honte que cachait Louise
C'est le Bon Dieu qui la cachait.
Le soldat qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber.
Y a cinquante ans, c'était en France
Dans un village de l'Allier.
On n'accordait pas d'importance
À une servante sans fiancé.
Le deuil qu'a porté Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a porté.
La vie qu'a travaillé Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a été."
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Paroles et musique de Michel Sardou.
"Pour celui qui en revient,
Verdun, c'était bien.
Pour celui qui en est mort,
Verdun, c'est un port.
Mais pour ceux qui n'étaient pas nés,
Qu'étaient pas là pour apprécier,
C'est du passé dépassé,
Un champ perdu dans le nord-est,
Entre Epinal et Bucarest,
C'est une statue sur la grand place.
Finalement Verdun,
Ce n'est qu'un vieux qui passe.
Même si l'histoire nous joue souvent
Le mouvement tournant par Sedan,
C'est du passé.
C'est la chanson des Partisans,
C'est 1515, c'est Marignan,
Dépassé.
Une guerre qui s'est perdue sans doute
Entre Biarritz et Knokke-le-Zoute,
C'est une statue sur la grand place.
Finalement la terreur,
Ce n'est qu'un vieux qui passe.
Pour ceux qu'on n'a pas revus,
Verdun, n'est plus rien.
Pour ceux qui sont revenus,
Verdun, n'est pas loin.
C'est un champ brûlé tout petit,
Entre Monfaucon et Charny,
C'est à côté.
C'est une sortie dans le nord-est,
Sur l'autoroute de Reims à Metz.
On y va par la voie sacrée.
Finalement, Verdun,
C'est un vieillard rusé.
J'ai une tendresse particulière
Pour cette première des dernières guerres,
Dépassée.
Bien sûr que je n'étais pas né.
Je n'étais pas là pour apprécier
Mais j'avais un vieux à Verdun
Et comme je n'oublie jamais rien,
Je reviens,
Je reviens,
Je reviens."
Très émouvante version chantée par John Ryans. L'accent anglais, la voix rauque, combinés aux images poignantes des tranchées, donnent la chair de poule...
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Paroles de Marie Bastide, musique de Calogero.
Cette vidéo a été tournée au mémorial de Douaumont pour la commémoration du centenaire de Verdun, et en partie dans la commune de Massiges, un petit village de la Marne, dans des tranchées au lieu-dit et site historique « la main de Massiges ».
A l'heure où la nuit passe au milieu des tranchées,
Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder.,
Le froid pique et me glace et j'ai peur de tomber.
Je ne pense qu'à toi,
Mais je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là.
Et tu seras fière de moi.
A l'heure où la guerre chasse des garçons par milliers,
Si loin de la maison et la fleur au canon.
Ces autres que l'on tue sont les mêmes que moi.
Mais je ne pleure pas,
Car je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là
Et tu seras fière de moi.
A l'heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds,
De la boue qui s'en va des godasses et des rats.
Je revois tes yeux clairs, j'essaie d'imaginer
L'hiver auprès de toi,
Mais je suis un soldat,
Je ne sens plus mes bras,
Tout tourne autour de moi,
Mon Dieu sors moi de là.
Ma très chère Augustine, j'aimerai te confier
Nos plus beaux souvenirs et nos enfants rêvés.
Je crois pouvoir le dire nous nous sommes aimés.
Je t'aime une dernière fois.
Je ne suis qu'un soldat.
Non je ne reviendrai pas.
Je n'étais qu'un soldat.
Prends soin de toi.
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